On m’a donné du citron (titre provisoire)

Je suis en résidence au Théâtre des Doms, pour une pièce qu’on va jouer là-bas le 20 mars à 21h.
On est quatre. Laëtitia (4), Aurélien (1) et Aminata (3) ont déjà travaillé au Niger et au Bénin. Ils ont déblayé les pistes pour l’écriture du texte de Laëtitia, qui le met aussi en scène. Là on est accueillis par le théâtre des Doms, le théâtre de la communauté belge en Avignon. On est en résidence : on y habite et on y travaille pendant une semaine. Catherine (5) fait la création des costumes.

L’objectif le 20 mars c’est de présenter une lecture-performance, avec les textes sur scène et de la musique sur le plateau.

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Aurélien Arnoux compositeur et musicien
Moi, acteur et musicien,
Aminata Abdoulaye, actrice
Laëtitia Ajanohun, auteuse et metteuse en scène.
Catherine Laval, créatrice costumes.

On parle de se frotter à l’altérité,
De retour aux sources,
De syndrome post-traumatique.
C’est l’histoire d’une fille qui va devoir se confronter a ses visages multiples.

On parle de « rester, partir tout à la fois. Un pas en avant, deux pas sur place. Une danse. Là-bas j’ai fait comme si j’étais entièrement là-bas, ici j’ai fait comme si je n’étais jamais partie. Vous appelez ça, je crois, la schizophrénie. Moi j’appelle ça une réalité concrète, ma réalité nomade. On laisse un petit bout de soi partout où on est, partout où on va pour si jamais …
Pour si jamais on ose prendre la porte de secours, le chemin de la brousse, la route du pourquoi pas. »

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Un fermier nerveux et opiniâtre

Je sors de l’école ! Le 22 juin 2017 c’était la dernière de mon spectacle de fin d’études de l’INSAS. Grosse hâte de rencontrer la vie réelle, même si l’école a été une formidable occasion de rencontrer plusieurs pédagogies et des gens avec qui j’ai envie de travailler.

Donc à la fin avec ma classe on a fait ça :

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Graphisme : Sibylle Cabello

Heaven is a place where nothing ever happens, une adaptation des Sorcières de Salem d’Arthur Miller qu’on a joué six soirs au Théâtre Varia. C’est Stéphane Olivier qui a dirigé l’exercice, il est dans Transquinquennal, un collectif belge. C’est le type qui geeke au fond sur la photo où je fais une pose tah c un album de rap mdr. Les photos sont de Mathilde Perrot.

Au total on était une vingtaine d’élèves de l’INSAS, 3° et 4° année, acteurs et techniciens (son, lumière, scéno, dramaturgie, assistanat mise en scène et costume).

La pièce comprenait aussi 4 morceaux, tous les acteurs jouaient d’un instrument. Moi c’était basse, batterie et chant. Au début du travail j’ai été chargé de coordonner le groupe de musique. J’ai choisi qui jouait de quel instrument, puis j’ai créé des partitions* en réécrivant chaque instrument de chaque morceau … à l’oreille, la plupart du temps, parce que c’étaient des chansons pas très connues.

Puis j’ai créé des fichiers MIDI* pour faciliter à tous les acteurs-musiciens la prise en main de leur partie. Et puis j’ai dirigé les répétitions, avant de laisser mon rôle de chef d’orchestre à la faveur du groupe.

* C’est MuseScore qui permet de faire ça, un logiciel qui permet d’éditer des partitions et de les faire jouer par des instruments virtuels. De la grosse grosse frappe, je comprends pas comment ça se fait qu’il est gratuit.

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Un diable amoureux

En mars 2013, j’ai joué une pièce que j’ai montée avec des amis issus du même conservatoire que moi. On a travaillé pendant 6 mois dans plusieurs lieux de Marseille : La Criée, La Minoterie, l’Impulsion
Et le spectacle s’est joué au Théâtre du Têtard, à Marseille.

C’est le tout premier travail de la compagnie Si Sensible d’Antonio Carmona, qui travaille dans le théâtre jeune public.
Travailler avec Antonio a été une des meilleures choses qui soient arrivées dans ma vie d’acteur parce que j’ai été en contact avec son appétit et son hyperactivité, totalement salutaires. Je crois que j’ai réussi à lui en piquer un petit peu.

Il y a d’abord le Diable, qui est amoureux de Solange.
Il y a ensuite Solange qui a une éloquence d’enfer.
Et à la fin il y a Béatrice, on ne sait pas pourquoi.

Qu’importent l’histoire, la fable, l’intrigue ou la narration.
L’important ce sont les mots avec lesquels on choisit de la raconter.
Des Anges à l’étage, c’est un poème à la fois sensible et drôle, où l’ouïe est tue.

Ecriture : Antonio Carmona
Mise en scène : Antonio Carmona
Distribution
: Marie Bétolaud, Lucile Teche, Samuel Padolus

Des anges à l'étage
Des anges à l’étage

Là c’est pas un rôle, j’ai mis en scène une pièce dans un restau italien

Pour un restaurant de Bruxelles, Racines, j’ai monté un texte de Roald Dahl avec des amis de ma promo. C’était le 11 mars 2015.

Ce soir, Edouard Bristol va enfin humilier son rival de toujours ! Après le souper, aux côtés de sa femme et de sa fille, il est certain de gagner sur son terrain favori : l’œnologie, la science des vins.
Il sort une de ses meilleures bouteilles et met Pratt au défi: Alors, ce vin, de quel vignoble provient-il ?
Mais la roue tourne, et les enjeux changent …

Adaptation théâtrale : Ninon Perez
Mise en scène : Samuel Padolus
Distribution
: Lionel Robyr, Aminata Abdoulaye, Raphaëlle Corbisier, Hugo Favier et Mikael Di Marzo

Toute l'équipe de la pièce de théâtre "Le connaisseur"