On m’a donné du citron (titre provisoire)

Je suis en résidence au Théâtre des Doms, pour une pièce qu’on va jouer là-bas le 20 mars à 21h.
On est quatre. Laëtitia (4), Aurélien (1) et Aminata (3) ont déjà travaillé au Niger et au Bénin. Ils ont déblayé les pistes pour l’écriture du texte de Laëtitia, qui le met aussi en scène. Là on est accueillis par le théâtre des Doms, le théâtre de la communauté belge en Avignon. On est en résidence : on y habite et on y travaille pendant une semaine. Catherine (5) fait la création des costumes.

L’objectif le 20 mars c’est de présenter une lecture-performance, avec les textes sur scène et de la musique sur le plateau.

doms.jpg

Aurélien Arnoux compositeur et musicien
Moi, acteur et musicien,
Aminata Abdoulaye, actrice
Laëtitia Ajanohun, auteuse et metteuse en scène.
Catherine Laval, créatrice costumes.

On parle de se frotter à l’altérité,
De retour aux sources,
De syndrome post-traumatique.
C’est l’histoire d’une fille qui va devoir se confronter a ses visages multiples.

On parle de « rester, partir tout à la fois. Un pas en avant, deux pas sur place. Une danse. Là-bas j’ai fait comme si j’étais entièrement là-bas, ici j’ai fait comme si je n’étais jamais partie. Vous appelez ça, je crois, la schizophrénie. Moi j’appelle ça une réalité concrète, ma réalité nomade. On laisse un petit bout de soi partout où on est, partout où on va pour si jamais …
Pour si jamais on ose prendre la porte de secours, le chemin de la brousse, la route du pourquoi pas. »

28576325_1784803561571299_7236841489408458752_o

28575631_1784803931571262_820430141850124288_o

Méduses

En décembre 2018 j’ai participé à la reprise de Méduses.

Dans ce spectacle, Vincent Glowinski se peint le corps en blanc et danse. Ses mouvements sont captés par une caméra fixée en aplomb du plateau, et ses mouvements sont reproduits sur un grand écran grâce à un logiciel créé par Jean-François Roversi.
Du coup, selon comment Vincent bouge sur scène, ça fait de grands dessins.

J’ai travaillé dans l’équipe de performeurs qui participe à dessiner ces grandes formes avec lui. C’est très, très plaisant de dessiner le spectacle au fur et à mesure – l’écoute entre les performeurs doit être au maximum.
Les différentes options apportées par le logiciel de J-F amènent plusieurs ambiances au sein du spectacle. Ce dialogue entre la programmatique et le travail de plateau me plaît énormément.

Donc voilà j’ai participé à la création du spectacle sur la scène du Théâtre National de Bruxelles, et j’ai eu le bonheur d’être choisi à nouveau pour le refaire à l’Equinoxe, la scène nationale de Châteauroux.

Le spectacle était produit par Pierre-Laurent Boudet pour Entropie.

Masterclass : Voix Impossibles

Du 22 au 26 novembre j’ai participé à une masterclass organisée par l’Atelier de Création Sonore et Radiophonique.
Avec Myriam Pruvot, artiste sonore et interprète, on a exploré différents aspects de la voix.
On a travaillé à agrandir et réduire la distance entre le sens et les sons,  on a observé la prosodie, les rythmes de la parole, on a beaucoup improvisé, musicalement et pas seulement.
Une heureuse rencontre avec Myriam, mais aussi avec les participants, triés sur le volet, la plupart issus du réseau de la création sonore et orale.
Bientôt des photos et des extraits sonores issus de cette semaine d’exploration.

Une histoire pleine de bruit et de fureur

Après trois mois de travail, j’ai enfin bouclé la première version de ma composition sonore : It is a tale

L’enjeu, c’était de faire une création de 20 minutes qui reprendrait les thèmes d’un roman de Faulkner : Le bruit et la fureur. C’est un roman très étrange, où se mélangent les souvenirs d’une grande famille du Sud des Etats-Unis, au tout début du XX° siècle
C’est une histoire pleine de douleur, racontée de façon très confuse, où l’essentiel n’est pas exprimé mais sourde et bouillonne au fond des mots et c’est pour ça que j’ai voulu en faire un objet sonore. Comment faire entendre ce bruit et cette fureur qui sont sous les mots ?

Alors j’ai créé un montage, je me suis adressé à plusieurs acteurs de ma connaissance et j’ai enregistré dans les studios de plusieurs radio indépendantes de Marseille et de Bruxelles.

A l’origine ce projet était destiné à être diffusé lors du festival Murmurez Frénétique, mais ce dernier étant reporté au printemps, je suis à la recherche de nouveaux contextes d’écoute.

Merci à mes acteurs Andreas Perschewski, Anne-Marie Loop, Allan Bertin et Thomas Durcudoy

Merci à Radio BAM, Radio Panik et Radio Air Libre qui m’ont accueilli gratuitement et avec sympathie

Merci à l’ACSR et particulièrement à Carmelo Iannuzzo, qui m’ont écouté et m’ont prêté du matériel.

Bio

Samuel Padolus est né dans le sud de la France et commence son parcours d’acteur dans l’atelier de son collège.

Après un bac option théâtre, il entre au conservatoire de Marseille, et commence en parallèle une licence de philosophie. Ses professeurs lui font réaliser que les questions que l’art théâtral soulèvent le stimulent et le font grandir. Il abandonne l’université pour consacrer plus de temps au théâtre. C’est à cette période qu’il achète un micro et se met à enregistrer des textes. Sans méthode particulière mais plutôt au fil de ses pulsions. Les textes enregistrés se trouvent dans la section Textures.vlcsnap-2017-03-21-22h07m30s415.png

A la sortie du conservatoire, Samuel joue dans le premier spectacle de la Compagnie Si Sensible, créée et emmenée par Antonio Carmona. Il enchaîne les figurations et petits rôles dans Plus Belle la Vie, mais aussi à l’opéra, et dans des longs métrages. Il donne également des cours de théâtre à un groupe de jeunes de 10 à 12 ans, au Théâtre du Petit Matin, à Marseille.

Puis il décide de monter en Belgique et réussit le concours de l’INSAS. Pendant 4 ans il se façonne à de nombreuses pédagogies qui le font progresser, joue dans plusieurs court-métrages pendant son cursus et décroche son Master 1 d’Interprétation Dramatique. en juin 2017.

Au total, à l’âge de 25 ans, Samuel Padolus totalise quatorze ans de pratiques d’interprétation, entre cinéma, théâtre et musique. Il réside actuellement à Bruxelles.

Liste des collaborations, à l’école et en dehors, par ordre alphabétique : Selma Alaoui, Pilar Anthony, Amid Chakir, Harry Cleven, Alessandro De Pascale, Michel Dezoteux, Valérie Florac, Vincent Glowinski, Dominique Grosjean, Sofie Kokaj, Joseph Lacrosse, Renaud-Marie Leblanc, Anne-Marie Loop, Fanny Marcq, Bruno Marin, Natacha Nicora, Stéphane Olivier, Frédéric Poinceau, Isabelle Pousseur, Candy Saulnier, Santo Scinta, Barbara Sarreau, Coline Struyf, Jean-Pierre Raffaëlli, Jean-François Roquigny, Armel Roussel, Annette Sachs, Virginie Thirion, Baptiste Vaes, Ingrid Von Wantoch-Rekowski, Martine Wijckaert et bien d’autres…

Un frère tragique

Le 15 juillet 2017 à 11h

Le cycle de lectures Ça va, ça va le monde ! est organisé tous les ans au sein du festival IN d’Avignon. Il est retransmis sur RFI et suivi par plusieurs millions de personnes. C’est Armel Roussel de la compagnie [e]utopia qui dirige les mises en lecture, et j’ai la chance d’en faire partie.

Cette année je partage la scène avec Tom Adjibi, Jessica Fanhan, Sophie Sénécaut et Vincent Minne, sur un texte qui s’appelle Convulsions. C’est une histoire de violence, de trahison et d’inceste, alors pas besoin d’attendre la saison 7 de Game of Thrones, rendez-vous le 15 juillet à 11h à la Maison Jean Vilar.